Comprendre la maladie cœliaque

Historique

On voit bien deux mots : « maladie » et « cœliaque ».

Qui dit maladie dit pathologie. Qu’en est-il pour le mot « cœliaque » ? 

Eh bien, le mot cœliaque vient du grec ancien koliakós ( intestinal), dérivé de koilía (ventre) et du latin coeliacus  (qui appartient à l’intestin ).

La maladie cœliaque est donc une pathologie du ventre, des intestins ?

Oui, la maladie cœliaque est une pathologie auto-immune, au niveau des intestins en réaction au gluten.

La maladie cœliaque a été décrite pour la première fois au 1er siècle ap. J.-C par le médecin grec Arétée de Cappadoce qui a décrit la maladie sous le nom de cœliac diathesis (condition cœliaque) du grec koeliakos désignant la cavité abdominale.

En 1888, arrive le médecin pédiatre Samuel Gee qui lui donne le nom de « coeliac affection » en anglais. Cette maladie a été associée dès le départ à l’alimentation suite aux signes digestifs majeurs, dominés par une diarrhée chronique, un épuisement et des troubles de la croissance.

La maladie cœliaque garde du coup son nom de « Gee’s Disease » dans les pays anglophones et dans les pays francophones hors la France (Suisse, Belgique…), elle est aussi appelée cœliakie ou cœliaquie.

Le problème se trouve finalement dans le blé ?

Oui, c’est en 1950 que le médecin hollandais Willem Karel Dicke  a enfin rapporté une nette amélioration de la maladie cœliaque par l’éviction du blé. Trois ans plus tard (1953), W.K. Dicke et ses collaborateurs démontrent que les produits les plus toxiques appartiennent aux protéines dites gliadines qui se trouvent dans le gluten.

La maladie cœliaque est donc une intolérance au gluten.

Ok, mais comment la maladie cœliaque a été démontrée comme auto-immune ?

Grace au développement des techniques de diagnostic !

1950 – 1960 : La décennie de perfectionnement de la biopsie. Technique de prélèvement d’un tissu (ou une très petite partie d’un organe) pour effectuer des examens sur un être vivant. Lorsque la muqueuse intestinale est lésée au niveau des villosités intestinales, la maladie cœliaque est confirmée.

En 1970, la médecine soupçonne la prédisposition génétique.

En 1990, on parle désormais de la maladie auto-immune et production d’auto-anticorps. Ces derniers sont produits par le système immunitaire pour détruire une ou plusieurs protéines de l’individu lui-même.

 

 

 

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