Maladie Cœliaque

Comprendre la maladie cœliaque

La maladie cœliaque est un trouble de santé courant qui touche plus de personnes que le cancer du sein ou le diabète sucré de type 1, mais elle est largement sous-diagnostiquée (1).

On estime qu’une personne sur cent est atteinte de la maladie cœliaque, mais moins de 5 % de ces personnes sont diagnostiquées. Les 95 % restants subissent quotidiennement les conséquences de la consommation d’aliments courants comme le pain et la pizza.

La maladie cœliaque est à la fois grave et couteuse. Elle peut entraîner d’autres problèmes de santé allant d’une simple gêne quotidienne jusqu’à la mort, si elle n’est pas traitée. Elle peut affecter notre travail et nos relations.

À ce jour, le gluten est le seul facteur environnemental responsable direct de la maladie cœliaque. L’unique traitement est l’alimentation saine à zéro gluten (2).

 

Historique

 

 

On voit bien deux mots : « maladie » et « cœliaque ».

Qui dit maladie dit pathologie. Qu’en est-il pour le mot « cœliaque » ? 

Eh bien, le mot cœliaque vient du grec ancien koliakós (intestinal), dérivé de koilía (ventre) et du latin coeliacus  (qui appartient à l’intestin ).

La maladie cœliaque est donc une pathologie du ventre et des intestins ?

Oui, la maladie cœliaque est une pathologie auto-immune, au niveau des intestins en réaction au gluten.

La maladie cœliaque a été décrite pour la première fois au 1er  siècle ap. J.-C par le médecin grec Arétée de Cappadoce qui a décrit la maladie sous le nom de cœliac diathesis (condition cœliaque) du grec koeliakos désignant la cavité abdominale.

En 1888, arrive le médecin pédiatre Samuel Gee qui lui donne le nom de « coeliac affection » en anglais. Cette maladie a été associée dès le départ à l’alimentation suite aux signes digestifs majeurs, dominés par une diarrhée chronique, un épuisement et des troubles de la croissance.

La maladie cœliaque garde du coup son nom de « Gee’s Disease » dans les pays anglophones et dans les pays francophones hors la France (Suisse, Belgique…), elle est aussi appelée cœliakie ou cœliaquie.

 

Le problème se trouve finalement dans le blé ?

 

Oui, c’est en 1950 que le médecin hollandais Willem Karel Dicke  a enfin rapporté une nette amélioration de la maladie cœliaque par l’éviction du blé. Trois ans plus tard (1953), W.K. Dicke et ses collaborateurs démontrent que les produits les plus toxiques appartiennent aux protéines dites gliadines qui se trouvent dans le gluten.

 

La maladie cœliaque est donc une intolérance au gluten

Ok, mais comment la maladie cœliaque a été démontrée comme auto-immune ?

Grace au développement des techniques de diagnostic !

1950 – 1960 : La décennie de perfectionnement de la biopsie. Technique de prélèvement d’un tissu (ou une très petite partie d’un organe) pour effectuer des examens sur un être vivant. Lorsque la muqueuse intestinale est lésée au niveau des villosités intestinales, la maladie cœliaque est confirmée.

En 1970, la médecine soupçonne la prédisposition génétique.

En 1990, on parle désormais de la maladie auto-immune et production d’auto-anticorps. Ces derniers sont produits par le système immunitaire pour détruire une ou plusieurs protéines de l’individu lui-même.

 

 

  1. National Institutes of Health, National Institutes of Health Consensus Development Conference Statement, Celiac Disease, August 9, 2004;1-14.
  2. Pozo-Rubio T, Olivares M, Nova E, De Palma G, Mujico JR, Ferrer MD, Marcos A, Sanz Y. Immune development and intestinal microbiota in celiac disease. Clin Dev Immunol. 2012;2012:654143. Epub 2012 Sep 11.

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